Gardez le moral, les nouvelles sont bonnes !

En préambule, reconnaissons-nous entre nous. Bien avant le COVID (et peut-être pendant le COVID si vous nous rejoignez), nous avons reconnu que le régime de consommation de ressources et d’énergie, ainsi que le régime de production de déchets, était tout simplement intenable à court/moyen terme non pas pour des raisons politiques, mais tout simplement pour des raisons purement physiques.

Ça c’est que j’appelle en riant la fin du monde, mais que j’appelle on ne peut plus sérieusement la fin d’UN monde : celui de la croissance.

Bien des choses pouvaient arriver pour mettre un terme à ce monde : la révolte d’une jeunesse qui se sait condamnée, le crash des réseaux d’approvisionnement, un pic pétrolier où les junkies de la consommation se seraient entredévorés comme des hyènes, un krach des banques, un sacrifice des plus faibles dévorés pour que les plus forts continuent leur prédation croissantiste…

Hé bien non, une bonne étoile à saveur divine veille malgré tout sur nous. Est tombé sur nous tout un atroce fléau, une catastrophe terrible qui :

  • nous oblige à mettre notre régime de consommation sur pause;
  • nous demande de nous retrouver en famille;
  • nous oblige à dessiner les contours des activités économiques essentielles d’une part et des activités économiques non-essentielles d’autre part;
  • nous oblige à redécouvrir le temps long;
  • nous oblige à regarder en face notre finitude, et qui donc nous appelle à vivre pleinement chaque instant présent;
  • nous oblige à comprendre que l’entraide est le seul comportement qui nous permettra de vaincre l’adversité;
  • nous oblige à regarder les égoïstes (nommés Toto, Tata, Trop-Têtu, Ducon…) et à les juger à la hauteur de leur mérite;
  • nous oblige à reconnaître qui est utile dans la société et qui l’est pas mal moins. Notez que je parle d’utilité économique, et non de dignité personnelle;
  • nous oblige à distinguer utilité économique et dignité personnelle, et à enfin cesser de faire l’amalgame entre ces deux concepts très différents;
  • nous oblige à reconnaître que les infrastructures numériques sont essentielles, et donc à protéger dans une démarche décroissantiste;
  • oblige la classe dirigeante à envisager très sérieusement le revenu de base, aussi temporaire serait-il;
  • va permettre l’éradication physique ou politique des gens qui considèrent que l’argent est plus important que la vie tout court;
  • démontre toutes les faiblesses et tous les vices du modèle marchand;
  • explose le modèle croissantiste, en démontrant indéniablement sa non-résilience et ses tendances suicidaires.

Et tout cela sans un seul coup de feu, sans une seule émeute.

La solution est dans le problème (cliquez pour un texte magnifique et lumineux qui explique tout)

Règle fondamentale de permaculture

Bien sûr, les croissantistes veulent continuer à rêver aux licornes et veulent continuer à nous obliger à les chasser à leur place. Ils parlent déjà de plan de relance économique (donc d’appauvrissement sans retour de l’énergie et des ressources). Ils parlent déjà de lever les restrictions de confinement alors que la courbe exponentielle des infectés et des morts commence à peine de commencer.

Heureusement, profitant de mes liens privilégiés dans le domaine de la santé, et souhaitant vous en faire profiter, j’ai d’excellentes nouvelles pour vous :

  • il faut s’attendre à un confinement de plusieurs semaines voire plusieurs mois, la durée qui semble faire consensus dans les couloirs de la santé étant d’environ six mois;
  • il faut se préparer à la très sérieuse éventualité d’un confinement de dix-huit mois, jusqu’à obtention d’un vaccin efficace.

Vous me direz que pour des nouvelles réjouissantes, on peut faire mieux.

Moi je vous dis que plus la crise sera longue, plus on pourra terminer d’achever la croissance, et plus on pourra enfin commencer à réfléchir et construire notre Monde Nouveau, comme s’y refuse catégoriquement la classe dirigeante croissantiste française.

Enfin un Monde Nouveau est à notre portée, et ceci avec une amplitude dramatique somme toute limitée.

Voilà deux ans que je le dis : soit on le fait, soit la Nature s’en charge. Et comme pratiquement personne ne veut le faire, la Nature s’y prend de la plus belle des façons. Il ne nous reste plus qu’à l’aider à achever le travail, et à ne surtout pas laisser revenir un retour à l’a-normalité.

Souriez mes amis! Les étoiles sont avec nous! Célébrons l’arc-en-ciel de l’optimisme qui fleurit sur toutes les fenêtres du Québec et qui nous chante « ça va bien aller! »

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