Elle fait tourner le monde, elle dirige nos vies

Un vieil adage dit que ce qui fait tourner notre jolie planète bleue, c’est l’argent et le sexe. C’est pas mal vrai, mais c’est une réalité tronquée. Car celle qui fait véritablement tourner notre joyau, notre maison-mère la maison-Terre, et celle sans qui il n’y aurait ni argent ni sexe, c’est l’énergie.

Ce qui dirige tout ce qui se passe ici et ailleurs : l’énergie.


Très peu d’entre nous ont appris à l’école le minimum vital sur l’énergie. Très peu d’entre nous ont réalisé que le manque d’énergie c’est la mort, et croyez-moi, beaucoup vont bientôt le réaliser amèrement.

Le manque d’énergie, c’est la mort.

Voulez-vous un exemple de ce qui se passe quand il y a un manque d’énergie? Prenons la France, et plaçons-nous en plein mois de novembre 2018 : Monseigneur Macron, écologiste-capitaliste dans l’âme (cherchez l’erreur et rayez le mot incongru), désireux de sauver la planète sans surtout rien enlever à sa classe sociale de prédateurs, décrète une taxe sur l’essence afin de limiter l’usage du carburant fossile. Dans les faits, cela implique que les pauvres n’ont plus accès à l’énergie pour le transport automobile (puisque la vermine de prédateurs n’a jamais voulu développer les transports en commun). Résultat : la « France d’en bas » (terme tellement péjoratif) se soulève tellement fort qu’elle va jusqu’aux portes du palais de l’Élysée sous lequel Macron se terre dans son bunker en suant chemise et salissant sous-vêtements.

Imaginez ce que va produire la traversée du pic pétrolier (au plus tard en 2025). Selon l’armée allemande, ça promet d’être joyeux.

C’est pourquoi voyez-vous, la trigonométrie, la loi du marché libre et autres niaiseries scolaires, n’ont en rien préparé ni notre jeunesse, ni nous-mêmes, à la réalité physique.
Évidemment, certains diront que le Canada ne craint absolument rien. Rien n’est moins sûr. Car le pétrole, avant d’être canadien est albertain. L’indépendance de l’Alberta, limitrophe à sa frontière sud avec les États-Unis (vous savez, le pays qui a porté la prédation au statut d’idéologie doctrinaire et qui détient l’armée la plus puissante au monde), pourrait sérieusement changer la donne énergétique au pays.
Bien sûr les analystes du Monde Ancien (vous savez, ceux qui professent une croissance illimitée sur des ressources limitées) diront que je suis un taré. Bien leur fasse, on va bien voir dans la prochaine décennie qui est le plus taré de la gang.

Donc vous l’avez compris, avec le logiciel « Monde Ancien » (croissance illimitée sur des ressources limitées), on risque de rencontrer de très sérieuses contingences énergétiques aux conséquences potentiellement catastrophiques. C’est pourquoi le moment est venu d’effacer votre disque dur et d’installer le logiciel « Monde Nouveau », soit un monde permacultivé au sens très large du terme.

Là aussi j’ai tant de choses à vous dire sur la permaculture. Au fil des semaines, le puzzle va se compléter dans vos esprits.

Représentation d’un monde permacultivé

Règle de base de permaculture : la solution réside dans le problème.
Si le problème est la fragilité énergétique, la solution réside dans «moins d’énergie», et «sécurité énergétique». Comprendre qu’il faut dès maintenant considérer un mode de vie beaucoup moins énergivore, et beaucoup plus sécurisé en approvisionnement énergétique.

Règle de base de permaculture : la solution réside dans le problème

Il se trouve que nous recevons du soleil bien assez d’énergie pour être heureux au Québec. Pendant que nos prophètes de la croissance se féliciteront que la guerre fait tourner leur déesse la croissance, nous, de notre bord, nous nous féliciterons de ne pas participer à cette horreur, et nous cesserons de vivre sur des ressources limitées pillées à d’autres.

Essentiellement, dans notre malheur, nous avons été bénis par la chance. Nous avons un approvisionnement en énergie hydroélectrique qui est important, soit de l’énergie solaire convertie en énergie potentielle de pesanteur par les soins de Mère Nature, laquelle est convertie en énergie électrique par les bons soins d’Hydro-Québec.

Vue aérienne de la centrale hydroélectrique Manic-5

Nous vautrant dans notre bonheur, nous nous sommes englués le cerveau au point de ne pas réaliser la fragilité de ce bonheur.
Les lignes de hautes tensions sont des cibles idéales pour qui veut mettre fin à ce suicide programmé de la croissance.
C’est pourquoi à toutes fins utiles nous allons considérer que l’énergie hydroélectrique est extraordinaire, mais surtout nous prendrons l’hypothèse la plus sécuritaire : nous la considérerons comme temporaire (en croisant les doigts qu’elle tienne le temps de notre transition).

Règle de résilience : ne jamais prendre l’essentiel pour acquis. Pour l’essentiel (évidemment je ne parle pas de l’approvisionnement en crème glacée en plein mois de février à -10ºC), il faut un plan B, un plan C, etc. Ainsi, les commandes hydrauliques d’un avion de ligne sont toujours en triple. Comprenez bien que sans énergie vous êtes mort, et comme thermoindustriel sans énergie industrielle vous êtes mort.

Règle de base de résilience : ne jamais prendre l’essentiel pour acquis.

Or il se trouve que l’énergie industrielle, acheminée en réseau, est de fait certes la plus accessible et la plus naturelle pour nous, mais c’est aussi la plus vulnérable.

C’est pourquoi nous allons nous intéresser à l’énergie non-industrielle. Celle qu’aucune classe dirigeante pourra nous voler, nous taxer, et celle qu’aucun guerrier de la vie ne pourra interrompre : l’énergie solaire. Et même au Québec, les sceptiques seront confondus.

2 réponses sur “Elle fait tourner le monde, elle dirige nos vies”

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