Comment s’y prendre pour faire du Canada une terre de non-droit, ou mieux encore, y déclencher une guerre civile

Imaginez un pays où la loi (donc le droit) exigerait de vous de jeter vos enfants du haut d’une falaise. Qu’arriverait-il? Hé bien vous ne respecteriez pas cette loi.

Maintenant imaginez un pays qui produirait des injonctions de justice (des ordres exécutables de la cour pour faire respecter le droit) qui obligeraient au démantèlement des groupes de personnes qui bloqueraient les voies ferrées pour faire cesser le développement d’énergies fossiles (en pleine faillite climatique garantie) sur leurs territoires ancestraux. Que va-t-il arriver? Hé bien ces gens ne vont pas respecter la loi. Parce qu’elle est tout simplement non-recevable, qu’elle attaque leur survie en tant que groupe et qu’elle remet gravement en cause les conditions de vie de celles et ceux qu’ils bordent tous les soirs après leur avoir posé un baiser sur le front.

Ce pays vous le connaissez bien, c’est comme disait Jean Chrétien : « le plus meilleur pays du monde, le Canada » (on laissera à Jean Chrétien ses prétentions…).

Donc quelle situation le non-respect des injonctions produit-il? Ça produit une situation où le droit est ouvertement bafoué (à juste raison). Ce qui fait la démonstration aux yeux de toutes et tous qu’après tout, le droit, la loi, est somme toute quelque chose de très relatif.

Comprendre que bon, la loi, après tout, pourquoi ne pas s’en foutre?

Mais comme si cela ne suffisait pas de faire du Canada une zone de non-droit, et ça c’est entièrement la faute de ceux qui ont placé les communautés défiantes en situation de défi de la loi, pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas préparer une bonne guerre civile quand on en a la chance?

Alors voilà comment s’y prendre, et comment s’y prend à merveille notre premier ministre croissantiste (comprendre aussi habile qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine). Plutôt que reconnaître que les injonctions sont irrecevables en l’état, il déclare que si les injonctions ne sont pas exécutées c’est parce que les groupes en question sont armés jusqu’aux dents avec des AK-47.

Et comme c’est le premier ministre, il faudrait le croire. Surtout de la part de quelqu’un qui nous soutient mordicus (sans jamais expliquer comment) pouvoir faire de la croissance infinie avec des ressources limitées.

Que cela va-t-il provoquer? Une identification des groupes défiant la loi non pas comme des gens qui défendent leur territoire et l’avenir de leurs enfants et des nôtres en passant, mais comme des fous dangereux prêts à faire un massacre.

Ne nous y trompons pas. Ceux qui font le massacre, c’est ceux qui l’orchestrent savamment, à coups de GES pour s’enrichir, et à coups de dénonciations hasardeuses pour provoquer la haine envers des groupes qui les dérangent dans leur politique cupide et criminelle.

C’est ça, ce qui était « le plus meilleur pays du monde ». Les guerres ont toujours été orchestrées par ceux qui s’arrogent le droit de dresser les populations les une contre les autres. Et le Québec, qui se dit si pacifiste, n’y fait pas exception.

À moins que comme Québécois nous disions « Cette fois ça va faire. Dégageons ces criminels avant qu’ils ne commettent l’irréparable ».

Et tout cela pour quoi? Pour la recherche de croissance, laquelle n’est tout simplement plus possible, car pendue au bout de sa corde, et enfoncée jusqu’aux yeux dans ses crimes.

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